Home | BAC/Teze | Biblioteca | Jobs | Referate | Horoscop | Muzica | Dex | Games | Barbie

 

Search!

     

 

Index | Forum | E-mail

   

INVATA O LIMBA STRAINA! - O campanie a studentilor de la limbi straine - aceasta pagina va ofera resurse pentru studiul limbilor straine si in acelasi timp va prezinta oportunitati de mobilitate si informatii utile...

 

 
 
 
 
 + Click:  Grupuri | Newsletter | Portal | Referate online | Forum discutii | Premii de excelenta | Europa





 

 

 

 

engleza

resurse pentru studiul limbii engleze, exercitii de gramatica, eseuri, studii si comentarii...

franceza

teste gramaticale, articole despre Franta si despre stilul de viata al francezilor, resurse utile pentru studiu...

germana

lectii pentru incepatori, sute de articole de specialitate, analize complexe, recenzii si eseuri scrise de profesori...

 

ANALELE UNIVERSITATII BUCURESTI

Anul 2003

Anul 2004

Anul 2005

ANALELE UNIVERSITATII BUCURESTI
 
 

LIMBI ªI LITERATURI STRÃINE

2 0 0 3

 

COLLOQUE: LE BICENTENAIRE DE VICTOR HUGO

 

DU MONSTRE MÉDIÉVAL À  NOTRE-DAME DE PARIS:

LES MÉTAMORPHOSES D'UNE REPRÉSENTATION

 

CÃTÃLINA GÎRBEA

Le romantisme a l'ambition de faire revivre le Moyen Âge en le «réparant», selon l'expression de Victor Hugo dans Notre-Dame de Paris lors de sa description de la cathédrale telle qu'elle était vraiment au XVe siècle, avant les déformations imprimées par les différents restaurateurs.[1] La «restauration» de la cathédrale implique également celle des figures intimement liées à la cathédrale. Dans cette communication, nous tenterons de réaliser un bref aperçu les représentations du monstre au Moyen Âge et d'étudier la manière dont Victor Hugo «répare» cette représentation tout en lui donnant une nouvelle interprétation.

Etymologiquement, le monstre provient du latin monstrum, qui a une racine commune avec le verbe monstrare, montrer. Il est donc celui qui se montre, la monstruosité est directement liée à une économie de la visibilité. Pour le Moyen Âge, le monstre est ce qu'il est parce que sa monstruosité se voit. Qu'il s'agisse d'une créature «imaginaire», du monstre qui règne sur les chapiteaux romans, du monstre «merveilleux» comme Mélusine ou comme les nains et les géants des romans arthuriens ou, enfin, du malade défiguré, l'élément-clef de la représentation est la visibilité. On ne définit pas le monstre par ses actes, mais par son apparence, à laquelle ses actes sont solidement liés.

Parmi les catégories de la représentation de la monstruosité au Moyen Âge, on retrouve la laideur affreuse, la difformité, la décomposition ou la combinatoire de plusieurs éléments appartenant à des registres différents, enfin tout ce qui brise la norme d'apparence commune. On encadre dans le même système les produits de l'imagination, les phantasmes d'Isidore de Séville[2], les personnages folkloriques merveilleux ou les monstres «réels» désignés par le discours médical.

Le monstre est couramment associé à l'animalité et c'est là une autre invariante des systèmes de représentation sur la monstruosité. Il est celui où l'animalité se manifeste visiblement. Il est celui où l'on retrouve la sauvagerie dans sa forme la plus choquante. Une telle représentation est inséparable de la croyance extrêmement répandue au Moyen Âge, croyance qui pour J. Baltrusaïtis a son origine dans la pensée antique, à la ressemblance entre l'homme et l'animal[3]. Elle est énoncée par Pseudo-Apulée, par Adamante. La démarche de presque toute la physiognomonie du Moyen Âge s'appuie sur l'idée que l'homme présente les traits de tous les animaux, mais que la prédominance d'un seul type d'animal est un indice de monstruosité.

Ainsi, l'on rencontre les images terratomorphes des chapiteaux romans toujours contenant comme éléments constitutifs des figures animales. De même, les géants des romans arthuriens sont presque toujours habillés de peau d'ours et mènent une existence de bête sauvage[4]. De surcroît, le discours médical du Moyen Âge est serti d'images de la maladie vue comme facteur d'extériorisation de l'animalité. Ainsi, pour Guy de Chauliac, le lépreux est le dernier stade de l'homme métamorphosé par la maladie en animal monstrueux.[5] De même, à en croire Barthélemy l'Anglais, la lèpre donne à l'homme l'aspect d'un serpent, le cirus.[6] Dans l'imaginaire de la maladie au Moyen Âge, il n'est pas rare que la maladie elle-même se présente comme un monstre dévorateur, lié à toute une représentation angoissante de la dévoration, qui finit par transformer l'humain en non humain. Cette vision, qui apparaît chez Mondeville[7], le médecin de Philippe le Bel, relève d'un système de représentation plutôt moderne, elle s'encadre dans le modèle biomédical dont parle Denise Jodelet[8], modèle centré sur l'idée de l'altérité fondamentale de la maladie qui est un ennemi extérieur à l'homme, ennemi qu'il faut à tout prix éliminer. L'animalité ne cesse donc pas de s'extérioriser dans la représentation du monstre.     

Derrière cette idée maîtresse de toutes les physiognomonies se retrouve la conception de l'homme vu comme un microcosme. La pensée du Moyen Âge fonctionne par analogie ou par déduction directe. L'homme vu comme un petit monde est une mise en abyme de l'univers. C'est une représentation où tout se tient, où tout s'équilibre. Or, dans cette perspective, il apparaît de façon évidente pourquoi le monstre comme aberration par rapport à la norme est dans la plupart des cas connoté négativement. Il est un déséquilibre dans l'ordre de la nature et dans l'ordre cosmique. Son existence signifie, en vertu de la pensée analogique, un désordre du monde. C'est pourquoi la naissance d'un monstre est associée, dans la plupart des cas, à un portentum, à un mauvais présage, annonçant des malheurs à venir. Cette vision se retrouve même tard, chez Paracelse[9]. Il est de même important de souligner que, souvent, la monstruosité physique est l'indice de la laideur morale, en vertu de la même vision analogique du monde. Chez le monstre, l'animalité domine. Ainsi les géants et les nains des contes médiévaux sont non seulement des personnages malfaisants, mais aussi diaboliques. En vertu de leur non humanité, ils sont en relation directe avec l'au-delà, ils vivent à la charnière des deux mondes. De plus, dans le cas du monstre défiguré par la maladie, la maladie même apparaît comme l'indice de quelque péché, de quelque faute du malade ou de la communauté entière. Ainsi, pour Mondeville, la lèpre est non seulement décrite comme mutilante, mais aussi comme une maladie honteuse, turpis, et les corps malades sont non pura corpora.[10] Le défiguré est plus qu'un grand pécheur, il est un être qui s'identifie dans son essence avec les démons, vu que la lèpre est le résultat de la sécrétion de trop d'humeurs peccantes mélancoliques, cette humeur «vénéneuse, horrible et infecte», qui prédomine chez les démons.[11] La même représentation de la maladie se retrouve aussi plus tard chez Boccace lorsqu'il parle dans son Décaméron de la peste de 1348.[12] Ce modèle que Denise Jodelet nomme relationnel, cette façon de voir la maladie comme le résultat d'un déséquilibre du milieu se préserveront même à l'époque moderne et Denise Jodelet cite à ce propos les thérapeutiques de famille des années '70.[13]  

Il apparaît donc clairement comment, pour l'imaginaire du Moyen Âge, la maladie est inséparable de l'idée de monstruosité et comment la monstruosité s'associe au diabolique. La fonction du monstre est de délimiter les frontières de l'humain. Le monstre comme animalité et difformité est le non humain, ce qui explique pourquoi l'imaginaire folklorique pourvoit le nain ou le géant de pouvoirs extraordinaires. Le monstre est, on l'a vu, même dans le discours médical de l'époque qui est inséparable de la pensée religieuse, l'animalité débordante et mutilatrice, la transformation de l'homme en bête. Il est également l'être qui, en se montrant, rend visible l'invisible, le monde inquiétant de l'au-delà et par cela même il l'apprivoise. C'est pourquoi il ne faut pas perdre de vue le rôle réconfortant du monstre qui facilite la démarcation entre les deux mondes.

De même, il est à signaler un aspect de la monstruosité qui vient compléter la représentation médiévale: l'existence dans l'imaginaire hagiographique de saints monstrueux, dont la monstruosité est une preuve de sainteté. Ainsi, sainte Néomaye demande à Dieu de lui transformer un pied en une patte d'oie, voeu que Dieu exauce[14]. De même, sainte Wilgeforte désire que si jamais sa virginité est menacée, il lui pousse une grande barbe[15]. On retrouve dans l'imaginaire hagiographique l'idée que la monstruosité est le signe d'un péché qui acquiert de cette façon une extériorité. De même, le monstre peut parfois devenir symbole, comme c'est parfois le cas pour les Apôtres qui, dans les Evangiles, apparaissent sous une forme monstrueuse.

Dans la figure de Quasimodo, Victor Hugo télescope presque tous les types d'images du monstre: le monstre imaginaire et le malade en même temps que la figure du géant traditionnel.    

Quasimodo est à première vue le monstre directement descendu de la cathédrale, il semble être la gargouille animée:

C'est ainsi que peu à peu, se développant toujours dans le sens de la cathédrale, y vivant, y dormant, n'en sortant presque jamais, en subissant à toute heure la pression mystérieuse, il arriva à lui ressembler, à s'y incruster, pour ainsi dire, à faire partie intégrante. Ses angles saillants s'emboîtaient, qu'on nous passe cette figure, aux angles rentrants de l'édifice, et il en semblait non seulement l'habitant, mais encore le contenu naturel. On pourrait presque dire qu'il en avait pris la forme, comme le colimaçon prend la forme de sa coquille. C'était sa demeure, son trou, son enveloppe. Il y avait entre la vieille église et lui une sympathie instinctive si profonde, tant d'affinités magnétiques, tant d'affinités matérielles, qu'il y adhérait en quelque sorte comme la tortue à son écaille. La rugueuse cathédrale était sa carapace.[16]

Sa description garde les traits de l'animalité que le Moyen Âge conférait à ses monstres. L'une de ses dents ressemblait à une dent d'éléphant, son menton ressemblait à un sabot, la nuit, quand il grimpe sur les murs de la cathédrale il à l'air d'une sorte de reptile affreux. Enfin, «étrange exception à la règle éternelle qui veut que la force comme la beauté résultent de l'harmonie»[17], dit l'auteur en guise de conclusion. De la même façon, il garde quelque chose du monstre fabuleux parce que nommé plusieurs fois dans le texte «cyclope». Il emprunte aussi au géant sa force légendaire, son pouvoir destructeur hors du commun. Il est le non humain de la représentation médiévale, comme le témoigne la réaction de la dame qui, lors de l'abandon de l'enfant retourne son regard en s'exclamant qu'elle croyait que l'on n'exposait que des enfants devant l'église. Chacune des voix de la foule est un vecteur de propagation des différentes représentations sur le monstre examinées ci-dessus: il est soit un singe affreux, soit le diable en personne, soit le sorcier qui jette des sorts, il est une âme damnée, enfin associé aux chats et aux reptiles fabuleux.[18] Quasimodo est le monstre parfait, absolument coupé et isolé du monde. Il ne sort presque jamais de la cathédrale et la surdité est la façon radicale dont il se referme sur soi.

Le monstre hugolien est apparemment de la même nature que le monstre médiéval qu'il est censé représenter: non seulement il est extrêmement laid, mais cette laideur renvoie à une méchanceté et à une laideur de l'âme. Comme le remarquait René Girard[19], cette association entre la laideur physique et la laideur morale est si profondément enracinée dans nos esprits, que l'on ne se rend plus compte du fait que l'on exprime la laideur ou la beauté morale par une image. Quasimodo est non seulement sauvage, il est aussi méchant. La voix de la foule place la laideur à l'origine de cette méchanceté. Mais Victor Hugo l'explique d'une façon qui rompt de manière tranchante avec la représentation médiévale:

D'ailleurs il faut lui rendre cette justice, la méchanceté n'était peut-être pas innée en lui. Dès ses premiers pas parmi les hommes, il s'était senti, puis il s'était vu conspué, flétri, repoussé. La parole humaine pour lui c'était toujours une raillerie ou une malédiction. En grandissant il n'avait trouvé que la haine autour de lui. Il l'avait prise. Il avait gagné la méchanceté générale. Il avait ramassé l'arme dont on l'avait blessé.[20]

On est là devant une forme de perception du monstre nettement nouvelle et différente: ce n'est plus l'essence qui précède l'existence mais au contraire, l'existence de Quasimodo précède son essence. Le monstre hugolien se constitue en fonction des autres et il n'est pas une donnée de l'ordre divin. Dans un monde sans Dieu, dans un monde où l'homme – et seulement l'homme – est responsabilisé, la monstruosité n'a plus rien de transcendant, elle est le produit de l'homme. Le monstre n'est pas laid parce qu'il est méchant, il est méchant parce qu'il est laid et parce que les autres le voient laid. C'est toujours un jeu de la visibilité qui domine la représentation, mais cette fois le regard de l'autre n'est plus une simple constatation de la monstruosité et il n'est plus orienté vers un au-delà auquel renvoie le monstre. Le regard de l'autre enfante le monstre, il le crée. Quasimodo est en fin de compte ce que la représentation collective le rend. Il se voit à travers cette représentation et il se l'approprie. 

Il est intéressant sur ce point de référer à l'apparition des anamorphoses, que Jurgis Baltrusaïtis place au XVIe siècle, pour percevoir le monstre d'une façon différente. Une attitude qui commence à se distancer de l'attitude médiévale se trouve parfaitement définie dans une gravure de J.-H. Glaser, décrite par Jurgis Baltrusaïtis[21]. Il s'agit d'une image de la chute, où la scène de la pomme et celle du bannissement sont séparées par un lac. Regardé de face, le lac ne montre rien qu'une étrange agitation des vagues. Mais regardée obliquement, l'image dévoile son mystère: à travers les ondes apparaît la figure monstrueuse du démon qui préside secrètement la scène. Sans pour cela se détacher d'une vision transcendante de la monstruosité, l'on est devant un nouveau type de monstre, le monstre qui ne se montre plus. Les rapports au monstre à travers une économie de la visibilité se trouvent renversés et sa représentation commence à être réinterprétée.

C'est de cette manière que nous comprenons le monstre hugolien. Le véritable monstre de Notre-Dame de Paris n'est plus Quasimodo, c'est le prêtre Frollo. La foule mutilatrice est le monstre polycéphale du Moyen Âge. Le mal absolu est dans la société. René Girard montre comment, chronologiquement, les écrits de Victor Hugo réhabilitent le monstre, à partir du héros de L'homme qui rit, où le rapport laideur physique – laideur morale est effectivement renversé.[22] Le monstre qui intéresse le romantique, c'est le monstre qui se cache. C'est le monstre psychologique. Et, d'autre part, on assiste à une tentative de comprendre le monstre, de pénétrer en lui au-delà de son apparence physique. On communique avec lui de la façon que le font Esméralde ou Frollo, et par cela même on le place sur une position d'égalité du point de vue de son essence humaine.

Cette façon de se représenter le monstre est d'ailleurs inséparable de toute une série de renversements au XIXe siècle. La naissance de la clinique et de la psychanalyse marquent l'avènement de homo psychologicus. Ce qui intéresse ce n'est plus ce qui se donne à voir, mais ce qui se cache. Le discours médical moderne ne sera plus obsédé par les symptômes défigurants des maladies, mais par la maladie qui se cache et dont les signes extérieurs sont extrêmement discrets, maladie dont la phtisie est le représentant édificateur.

La valorisation du monstre chez Victor Hugo est non seulement le résultat de la révélation de la monstruosité cachée mais elle est aussi liée à la découverte sans précédent de l'autre. Au XIXe siècle l'on s'intéresse à tout ce qui est étrange chez l'autre, c'est ce que Sigmund Freud appelle «le retour du refoulé»[23]. La biologie, la découverte de la cellule sont autant de repères qui expliquent une telle représentation du monstre. Pour le biologiste François Jacob «les monstres changent de statut. On ne peut plus attribuer leur formation à la colère divine, à la punition d'une faute secrète, à quelques représailles contre un acte, voire une pensée hors nature. C'est au cours du développement embryonnaire que surgissent les difformités, par suite de quelque traumatisme de l'embryon, de ratés dans la succession d'événements par quoi se forme l'animal, d'erreurs dans l'exécution du plan. On parle d'anomalies, d'irrégularités, de vices de conformation qui découlent, soit d'un arrêt du développement, soit de son retardement.»[24]

De ce point de vue, la projection romantique sur le monstre médiéval est très différente de ce qu'est vraiment la représentation du monstre au Moyen Âge. Victor Hugo voit le monstre se situant sur une toute autre position. Dans ce sens, la façon dont il le perçoit ressemble aux anamorphoses du XVIe siècle: regardé de face, comme le Moyen Âge l'a fait, Moyen Âge qui fait irruption dans le monde hugolien par la voix de la foule, Quasimodo est le désordre, le chaos et l'inhumain, la créature fermée sur elle-même. Regardé de travers – et c'est le regard romantique! – Quasimodo est l'individu seulement différent tandis que les véritables monstres, le prêtre, la foule, apparaissent dans leur difformité morale.


 

[1] V. HUGO, Notre-Dame de Paris, Lyon, Baudelaire, 1968, p. 140. Nous citerons désormais uniquement cette édition.

[2] Cité par I. PÂNZARU, «Du monstre à la beauté idéale», dans Analele Universitãþii Bucureºti, 1991, p. 81.

[3] J. BALTRUSAÏTIS, Aberaþii, Bucarest, Meridiane, 1972, trad. P. Teodorescu, p. 14. 

[4] C. LECOUTEUX, Les monstres dans la pensée médiévale européenne, Paris, Imago, 1998, p. 67.

[5] GUY DE CHAULIAC, La grande Chirurgie, Paris, Nicaise, 1890, p. 404, cité par M. C. POUCHELLE, Corps et chirurgie à l'apogée du Moyen Âge, Paris, Flammarion, 1983, p. 296.

[6] BARTHELEMY l'ANGLAIS, Le grand propriétaire de toutes choses, Paris, 1556, LXXIJ, cité par M. C. POUCHELLE, ibidem, p. 297.

[7] Cf. M. C. POUCHELLE, ibidem, p. 301.

[8] D. JODELET, Les représentations sociales, Paris, PUF, 1989, p. 283.

[9] W. E. PEUCKERT, Paracelsus' Werke, III, Darmstadt, 1967, p. 497, cité par C. LECOUTEUX, op. cit., p. 77.

[10] Die Chirurgie des Heinrichs von Mondeville, J. L. Pagel (éd.), Berlin, 1892, p. 422, cité par M. C. POUCHELLE, op. cit., p. 88.

[11] Chirurgie de Maître Henri de Mondeville, Paris, Nicaise, 1893, p. 626, cité par M. C. POUCHELLE, idem.

[12] Cité par C. HERZLICH et J. PIERRET, Malades d'hier, malades d'aujourd'hui, Paris, Payot, 1984, p. 138.

[13] D. JODELET, op. cit., p. 284.

[14] C. LECOUTEUX, op. cit., p. 80.

[15] Idem.

[16] V. HUGO, op. cit., pp. 176-177.

[17] Ibidem, p. 70.

[18] Ibidem, p. 177.

[19] R. GIRARD, Critique dans un souterrain, Paris, Grasset, 1976, p. 187. 

[20] V. HUGO, op. cit., p. 179.

[21] J. BALTRUSAÏTIS, Anamorfoze, sau magia artificialã a efectelor miraculoase, Bucarest, Meridiane, 1975, trad. P. Teodorescu, p. 19.

[22] R. GIRARD, op. cit., chapitre «Monstres et demi-dieux dans l'oeuvre de Hugo».

[23] Cf. J. MALRIEUX, Le fantastique, Paris, Hachette, 1992, p. 21.

[24] F. JACOB, La logique du vivant, Paris, Seuil, 1970, p. 139-140, cité par J. MALRIEUX, ibidem, p. 25.

 

spaniola

resurse pentru studiul limbii engleze, exercitii de gramatica, eseuri, studii si comentarii...

slovaca

informatii complete despre structura gramaticala a limbii, informatii despre cultura si folclorul slovac...

studii europene

invata sa devii un specialist european - Romania are nevoie de tine si e important sa apreciezi valrile europene...

studii americane

cultura americana cu valorile ei, concepte inedite, forme de expresie si de atitudine in noua ordine mondiala...

o facultate?

facultatea de limbi si literaturi straine poate fi raspunsul pe care il cauti - o echipa talentata de profesori iti arata calea...

mobilitate

pentru ca esti tanar, trebuie sa profiti de ocaziile pe care le ai - aici descoperi informatii despre burse si mobilitati...

 

PARTENERI: www.limbi-straine.ro | www.american-studies.ro | www.ggr.ro | www.work-travel.ro | www.asls.ro

ScoalaOnline | Invata o limba straina!

 

Home | BAC/Teze | Biblioteca | Referate | Games | Horoscop | Muzica | Versuri | Limbi straine | DEX

Modele CV | Wallpaper | Download gratuit | JOB & CARIERA | Harti | Bancuri si perle | Jocuri Barbie

Iluzii optice | Romana | Geografie | Chimie | Biologie | Engleza | Psihologie | Economie | Istorie | Chat

 

Joburi Studenti JOB-Studenti.ro

Oportunitati si locuri de munca pentru studenti si tineri profesionisti - afla cele mai noi oferte de job!

Online StudentOnlineStudent.ro

Viata in campus: stiri, burse, cazari, cluburi, baluri ale bobocilor - afla totul despre viata in studentie!

Cariere si modele CVStudentCV.ro

Dezvoltare personala pentru tineri - investeste in tine si invata ponturi pentru succesul tau in cariera!

 

 > Contribuie la proiect - Trimite un articol scris de tine

Gazduit de eXtrem computers | Project Manager: Bogdan Gavrila (C)  

 

Toate Drepturile Rezervate - ScoalaOnline Romania